J'ai aussi évoqué les bloqueurs de ces dernières semaines, quui ont réussi à mettre des entreprises à plat, des chômeurs sur le carreau, à réduire notre potentiel de croissance, donc d'emplois.
Les forces de l'entropie, ce sont aussi ces nantis excessifs, managers, traders ou footballeurs, qui pour toujours plus avoir au soleil, comme des dictateurs africains, truquent la fiscalité, les finances et l'économie. C'est Domenech et les nuls de la Coupe du Monde, qui réclament le salaire de leur paresse.
Les partis écologistes se font discrets avec la crise, mais ne sont-il pas aussi fervents de la décroissance?
Tout le monde se dit gaulliste. Il doit y avoir usurpation d'identité. Le gaullisme suppose, pour une vraie résistance, tout ensemble une vision intelligente, et le sens de la collectivité.
Le général Salan n'avait pas une vision intelligente. François Bayrou a usé son venin pour une ambition personnelle. Villepin n'a ni vision intelligente (on le sait depuis quinze ans) ni sens collectif. L'Opposition? qu'elle passe au constructif, critiquer n'est pas résister.
Quant à la presse, qu'on disait à la botte du pouvoir, elle n'a cessé, unanimement, de mettre du bois au feu.
Qu'il me soit permis de saluer du beau nom de gaullistes nos voisins espagnols, allemands, anglais, qui digèrent des purges plus amères que la nôtre. Chez les anglo-saxons, rien de nouveau: "England expects every man to do his duty" assénait Churchille en 1940. Et "Ne vous demandez pas ce que l'Amérique peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour l'Amérique", lançait J.F.Kennedy en 1961.
Charles de Gaulle est mort aujourd'hui à 19h30. Je suis sûr qu'il existe encore dans la volonté de quelques uns d'entre nous, même de ses fils indignes.