Au bout de soixante trois ans, les palestiniens ont purgé leur peine!
Quelle était leur faute en 1948, lorsque l'ONU vota, à une voix de majorité, la création de l'état d'Israël... et la proposition d'un état palestinien? Les Palestiniens, mal guidés par le grand muphti de Jérusalem, un intrigant retors, ancien complice d'Hitler, chauffés à blanc par les rodomontades de la Ligue arabe, dont les pays membres au moment du combat ne se sont guère engagés, ont eu l'idée absurde de refuser un pays dont ils n'auront jamais plus l'occasion de retrouver les frontières avantageuses. Depuis, ils ont perdu leurs maisons, leurs terres, leur mode de vie et leur respectabilité. Un million d'entre eux sont toujours regroupés dans les camps provisoires de 1948, sans parler des millions de déracinés ou d'expatriés. Et depuis la guerre des six jours en 1967, leur pays est occupé, c'est la dernière colonie du monde.
Aucun accord de paix n'a jamais réglé le problème, ni Camp David, ni Oslo. Aussi bien le pouvoir égyptien que les petites combines de Yasser Arafat ont laissé Israël faire son miel de la Cisjordanie, au point que près de la moitié du territoire est colonisé et protégé par des murs de béton, et que la quasi-totalité du reste subit le "protectorat" militaire israélien. Avec ses violences et ses humiliations, son empêchement de vivre. Qu'on ne proteste pas au prétexte du terrorisme! C'est ainsi que l'occupant parlait de nos maquis en 1942. C'était aussi la tactique de la Hagannah, l'organisation armée juive contre les anglais au temps du mandat britannique. On voit bien que la poursuite assumée de nouvelles implantations de colonies bloque toute négociation.
C'est l'intérêt d'Israël de voir éclore un état palestinien. Même son gouvernement ultra peut comprendre que c'est la vraie solution de la paix, qui s'accompagnera de garanties internationales. C'est la meilleure voie de sécurité, dans un contexte régional dangereux: mieux vaut avoir des amis pour voisins qu'un ennemi de l'intérieur. C'est au fond ce que veut la majorité du peuple israélien. Et c'est la solution institutionnelle pour empêcher la guerre civile que les colons ne manqueraient pas de provoquer si leurs implantations étaient remises en question.
Reste qu'il faudra une pression, amicale et néanmoins ferme des Etats Unis pour bouger. Ce diable de Sarko, aprés avoir enlevé à la hussarde la résolution sur la Libye, réussira-t'il cette fois encore à emporter la voix des USA?