Victime d'une manip ou d'un dérapage sexuel, DSK est en souffrance, et peut être plus que sa chute, c'est ce qui en fait le roi absolu de la mediasphère. Eclipsé Ben Laden, éclipsé Gbagbo, et Moubarak, et Ben Ali...On dirait que derrière tous ces visages abattus par l'humiliation, se cache un grand transformiste, qui se métamorphose à la vitesse de l'éclair. Faudra-t'il attendre le bouclage des primaires socialistes fin Juin pour laisser Dominique à son intimité, si triste soit-elle? A moins que le tour de Kadhafi ne vienne?
Dans le kaléidoscope effarant de notre village mediatique mondial, remarquons que désormais, il ne s'agit plus de héros, mais de punis. Où sont les fins glorieuses de Lady Di, Elisabeth Taylor, ou même Michael Jackson et Yasser Arafat? L'entrée du Capitole, avec l'accélération de l'Histoire est elle désormais directement ouverte sur la roche tarpéienne? Ou bien les media du monde entier sont-ils gourmands des acmés de honte? Et si les media sont devenus les plus cultivés des fouilleurs de poubelles, n'est-ce pas pour satisfaire notre propre perversité morbide? Comme les "plasticiens" opportunistes et les "écrivants" dépressifs?
S'il vous plait, Monsieur Brachetti, arborez maintenant le masque de Mohamed Bouazizi, de Sakineh, de Marouane Barghouti. Ou de l'Inconnu de Tian'Anmen.