Combien de temps, combien de morts avant que la Communauté internationale arrête le massacre? L'ONU est elle condamnée à l'impuissance en Syrie, comme à Pnom Penh, Kigali, Srebrenidza? Ne peut elle mieux faire que la SDN, qui avait laissé perpétrer les horreurs du Japon en Mandchourie et à Nankin, ouvrant ainsi la voie à la guerre du Pacifique?
Récemment, un exploît de la diplomatie française a réussi à déclencher l'intervention en Libye, et l'élimination conséquente du fou criminel qui détruisait ce pays. Les Messieurs Niet habituels, Russie et Chine, se sont sentis obligés de neutralité, et ne sont pas disposés, aujourd'hui, à se laisser à nouveau contourner à propos de la Syrie. Pourtant, leurs gouvernants sont conscients du risque de rétorsion économique du monde arabe, plus dommageable que la perte de quelques intérêts en Syrie. Mais ces nations veulent tenir leur rang international. Comment les amener à permettre à l'ONU de peser vraiment sur le pouvoir syrien?
C'est peut être une simple négociation de troc: On renonce à notre veto sur la Syrie, et les USA renoncent à leur veto sur la Palestine. Au fond, ce serait une moindre contrariété pour le Président Obama. On sait qu'il est favorable à la création d'un état palestinien dans les frontières de 1967, mais que la contre-attaque de Nethanyahu et Liberman devant le congrès américain l'a humilié. Il a les mains liées avant les prochaines élections, et sera obligé d'apposer un veto au Conseil de sécurité sur l'admission de la Palestine comme membre de Nations Unies. L'arrêt du massacre en Syrie serait une bonne justification pour un vote neutre à l'ONU. Et pour résoudre enfin l'injustice criante de l'occupation israélienne en violation du droit international, avec le soutien sans faille des Etats Unis, ce qui les décredibilise dans le monde entier.